« C’est Beyrouth » : Découvrir le Liban en profondeur

L’exposition « C’est Beyrouth » à l’Institut des Cultures d’Islam nous permet de découvrir un pays du Proche-Orient : le Liban. Un petit pays par sa superficie mais grand par son histoire. 16 artistes exposent leur travail et partagent avec nous leurs visions de ce pays si particulier. Nous t’expliquons pourquoi.

Beyrouth une ville marquée par la guerre

Beyrouth est la capitale du Liban, un pays marquée par un conflit meurtrier en 2006. L’exposition s’ouvre avec une vidéo : « On war and love » de Fouad Elkoury. Le narrateur raconte une histoire d’amour pendant la guerre des Trente-trois-jours. Il nous conte son amour pour la femme qui partage sa vie, les hauts et les bas, les joies et les pleurs. En juillet 2006, c’est le début de la guerre au Liban.

Le 22 juillet 2006 a eu lieu un conflit armé entre Israël et le Liban.  Tout a commencé après un accrochage entre l’armée israélienne et le Hezbollah qui est un parti politique libanais et un groupe islamiste chiite. À la suite de ces événements Israël décide de lancer une opération militaire. Au Liban, il y a de fortes conséquences : plus de 1 000 morts civils, la majorité des infrastructures sont détruites. Beaucoup de quartiers résidentiels sont rasés.

Une ville unique

Le Liban est unique. Plusieurs confessions religieuses cohabitent au sein du territoire. Des chrétiens et des musulmans, catholiques, chiites et sunnites. On ne voit pas ça dans tout le pays. Au Liban, le président de la république, Michel Aoun, est chrétien maronite, le premier ministre, Tammam Salam, est musulman sunnite. Sais-tu comment on appelle cette particularité ? C’est la « multiconfessionnalité ». Dans l’exposition, « A Night in Beirut » (Une nuit à Beyrouth) une vidéo de Sirine Fattouh nous montre « El Tabbal » l’homme qui pendant le ramadan annonce, à l’aide d’un tambourin, l’heure de l’Iftar, le moment où les musulmans coupent leur jeûne.
On peut également trouver des photographies de chrétiens à l’église. Hassan Ammar, prend des clichés de musulmans tatoués. Sur un tatouage, on reconnait une des figures chiites : Ali, disciple du prophète Mohammed.

Une ville accueillante

Le Liban est un des territoires qui accueille le plus de migrants. Les réfugiés arrivent de différents pays voisins : Palestine, Irak, Syrie. La partie de l’exposition consacrée aux minorités nous montre la convivialité du pays sous un autre jour. Oui, le Liban accueille beaucoup de réfugiés mais une fois sur le territoire, ils n’ont plus d’identités, pas de papiers, ni de visa. Certains ont du mal à trouver du travail. D’autres, quand ils en trouvent, n’ont pas de salaire. Les employeurs ont des droits sur les papiers de leurs femmes de ménage. Elles sont majoritairement immigrées : Malgaches, Philippines, Sri- Lankaises, Ethiopiennes, Syriennes. Myriam Boulos a décidé de photographier ces femmes pendant leur seul jour de repos. On les découvre en boîte de nuit, dans un salon de coiffure, sur le marché ou à l’église.

L’exposition aura lieu jusqu’au 28 juillet 2019 alors rendez-vous à l’Institut des Cultures D’Islam pour découvrir la capitale libanaise en photo et en vidéo.

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